Ghost : le standard pour les vêtements

Pour la marque suisse Le Chamois

Dans l’univers de la photo textile, le ghost est devenu la norme. Vous savez, ces photos d’habits qui donnent l’impression d’être portés par l’homme invisible. C’est de là que vient le ghost – fantôme en anglais.

La marque suisse Le Chamois voulait ce type de rendu pour ses vêtements de luxe. Leur particularité ? Ils sont conçus à base de fibres tissées de poils de yak et de chamelon, en Mongolie. Une ressource naturelle rare et qui bénéficie de propriétés remarquables (chaleur, respirabilité et déperlance). Au programme, des pulls, gilets, ponchos, sweats à capuche et des robes. Pour femmes exclusivement.

Méthodologie du ghost

D’ordinaire, la technique photo ghost requiert un mannequin spécifique. On peut enlever les parties indésirables, sous forme de blocs. Typiquement, on ôte l’encolure afin de voir l’étiquette et l’intérieur du vêtement, normalement cachés par le cou. Mais pour cette prestation, j’ai préféré l’option modèle en chair et en os. Déjà, c’est plus sympa de travailler avec de vraies personnes. Et surtout, cette méthode m’offrait plus de latitude et de réalisme sur les poses. Ecartement des bras, inclinaison des poignets ou encore cambrure peuvent être adaptés en fonction de la coupe des vêtements.

En revanche, cette flexibilité présente un inconvénient : il faut reconstituer le ghost en post-production. Et donc réaliser des prises de vue supplémentaires des parties masquées par la modèle. Aussi, j’ai dû fabriquer un support me permettant de disposer les vêtements de manière à photographier les intérieurs des encolures et des capuches.

Photoshop the Ghost

Après traitement colorimétrique de base, chaque vue doit être détourée. Le textile, ça prend plus de temps que des produits aux contours lisses. Puis, je procède à l’assemblage de la photo principale et de la vue de l’intérieur. Et je reconstitue l’ombre au besoin. Toutes les embouchures de manche sont également à recréer en post-production, pour les photos de face. Enfin, il reste à faire quelques retouches locales pour uniformiser l’allure du vêtement et pour corriger les éventuels plis qui ont échappé à notre vigilance.

Au final, en plus des 50 ghost livrés à la cliente, j’ai également pris des photos de détails et d’accessoires (bonnet, gants, écharpes, etc.) en vue de dessus.

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