Industrie : réalisation d’une photothèque métier

Gestes techniques, savoir-faire, travail d’équipe, pour l’UIMM

Disposer de savoir-faire, c’est bien. Mais le faire savoir c’est mieux. C’est en travaillant avec la société de production audiovisuelle iMagista pour le compte de l’UIMM que l’occasion s’est présentée. L’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie avait besoin de visuels pour illustrer métiersgestes techniques et autres savoir-faire des industries qu’elle fédère. Cela dans le but de finaliser son « Observatoire des métiers« . La plateforme recense des fiches métier pour toutes les activités qui existent en son sein, pour plus de 43 000 entreprises industrielles !

J’en ai visité huit, des plus représentatives, à intervalles réguliers sur plusieurs mois et dans toute la France. Par ordre alphabétique : Continental, De Buyer, Latécoère, Liebherr, Mecatherm, Prinox, Sacmi Poma et SKF.

L’industrie du repérage, en amont

Avant de produire une photothèque, il faut déjà bien choisir les entreprises à visiter. Ce rôle, c’était la responsabilité de l’UIMM, seule entité capable de savoir quels métiers et gestes elle voulait illustrer. Une fois les premiers candidats identifiés, iMagista organisait les sessions de repérage, que l’on faisait toujours en duo et accompagné du client de l’UIMM. Quelques heures par ici, quelques heures par là, on a visité jusqu’à trois sociétés en une journée, dans un périmètre contenu. Une fois à Toulouse, une autre fois vers Strasbourg, puis dans les Vosges ou encore en Savoie…

Le processus est carré : on fait le tour de l’entreprise, et à chaque fois que le client voit une situation intéressante (un geste, un poste de travail, une machine, etc.), on s’arrête et on imagine ce qui rendrait le mieux : quel cadrage, quelle lumière, quels figurants et quelle action. Toutes les photos de repérage et les idées associées sont ensuite débriefées pour établir un plan de travail. Le document essentiel qui détaille tout ce qu’il faudra faire et à quelle cadence le jour du shooting.

Des gestes métier très variés

Le jour J, on intervient avec tout le matériel nécessaire (éclairages, pieds lumière, softbox, etc), à deux plus une personne au maquillage. C’est une mission conséquente mais aussi un privilège de pouvoir pénétrer dans ces fleurons de l’industrie française, rarement ouverts au public. La démesure des installations, la précision des manipulations, la complexité des outillages : c’est un univers fascinant ! Photographier en portant les EPI obligatoires n’est pas toujours simple : chaussures de sécurité, casque, lunettes, bouchons d’oreilles, etc. l’industrie ne rigole pas avec ça. On en ressort fatigué, parfois un peu poussiéreux. Mais quelle expérience ! Et je trouve les environnements industriels particulièrement graphiques.

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